Ce soir, au programme, nuit blanche dans le but de retrouver un rythme de sommeil normal.
Du coup, j'en ai profité pour faire une sauvegarde de l'intégralité de mon blogs. Ca fait quand même 396 pages...
J'en ai profité pour relire certains passages.
En fait, c'est cool, je me suis rendu compte que ma dépression s'est terminé vers février-mars... Ce qui fait qu'en fait ça fait presque un an que je remonte.
Je me vois comme un mec qui aurait dégringolé une putain de pente sacrément raide, et qui aurait dû la remonter à la force de ses ongles. Forcément, ça fait mal.
Les gens, y'a ceux qui m'ont pris les poignets pour me faire monter plus vite, ceux qui m'ont donné de fausses indications, et ceux qui m'ont pissé à la gueule pour me faire glisser.
Les évènements, y'en a eu des choses. Finalement j'me trouve pas trop merdique, je veux dire, avec le recul, j'aurais pu faire mieux, bien mieux dans beaucoup de situations, mais je crois que globalement, j'ai su me tirer des emmerdes assez tôt, j'ai su trouver des occasions d'avancer là où elles étaient...
Mais rien n'est encore fait, il faut que je prouve que je ne vis pas pour rien.
Il faut que je prouve à ce Thierno du passé pas si lointain qu'il a eu raison de me donner une dernière chance, rangeant les médocs, l'alcool, et les lames. (Même si parfois...)
Mais bon, malgré tout, parfois je regrette un peu certains moments. Comme en janvier dernier. Oui, je sais, je crevais la dalle un jour sur deux, je me prenais pour une grosse merde, c'est la période où j'ai baisé une fois pour de l'argent, me sentant sale pendant des mois (si je vous raconte un jour cette histoire, vous trouverez ça encore plus glauque), mais il y avait des choses.. presques magiques. Je pense notament à une journée avec Raph' à mener l'enquête sur une de ses amies disparues, deux adolescents perdus dans une ville déserte, certains frissons assez étonnants... Finalement, je crois que j'ai grandi, et que peut-être je ne revivrai plus des temps de galère aussi pénibles.
C'est bien, dans l'absolu. Mais je crois comprendre pourquoi ces années merdiques deviennent avec le temps les meilleures de son existence. Parce qu'au fond du trou, on se révèle pour la première fois à soi-même, et putain, qu'est-ce que c'est grisant. J'ai découvert l'écriture, et comme la coke que je ne prendrais plus (une fois m'a suffit), la première fois est sans doute la meilleure.
Et ben, sacrée note. Je crois qu'en quelques lignes j'ai réussi à avouer deux ou trois trucs dont j'avais vraiment honte...
Mais maintenant je m'en fous. Mes conneries, je les porte fièrement, parce qu'elles ne m'ont pas faite tomber. Pour l'instant. Et ça va durer, je vais tout faire pour.